Samedi 25 octobre, médiathèque de Vinon. Parcourant les rayons, mon oeil accroche un titre, LËD, ce qui m'a aussitôt retenu.
J'ai étudié, notamment ici, ce que j'appelle l'équation évangélique,
J'ai étudié, notamment ici, ce que j'appelle l'équation évangélique,
2F(n) + 4F(n+1) + F(n+2) = F(n+5),
où les F(n) sont des nombres d'une suite additive de type Fibonacci, définie par la relation
F(n) + F(n+1) = F(n+2).
En ce qui concerne les Evangiles, ces F(n) sont des nombres de la suite de Fibonacci, avec
- n=6 pour l'Evangile de Marc, en 16 chapitres, car F(6) = 8. Parmi les 4 Evangiles canoniques, il est considéré que celui de Marc est le premier.
- n=7 pour les Evangiles de Matthieu et Luc réunis, en 52 chapitres (28+24), car F(7) = 13.
- n=8 pour l'Evangile de Jean, en 21 chapitres, car F(8) = 21.
- n=11 pour l'ensemble, car F(11) = 89.
...et ce sont les chapitres 13 à 17, c'est-à-dire que considérer ce fait précis comme important mène à un partage 12-5-4 de Jean.
Евангелие от Иоанна
Yevangeliye ot Ioanna, et Ivan c'est Иван.
où les F(n) sont des nombres d'une suite additive de type Fibonacci, définie par la relation
F(n) + F(n+1) = F(n+2).
En ce qui concerne les Evangiles, ces F(n) sont des nombres de la suite de Fibonacci, avec
- n=6 pour l'Evangile de Marc, en 16 chapitres, car F(6) = 8. Parmi les 4 Evangiles canoniques, il est considéré que celui de Marc est le premier.
- n=7 pour les Evangiles de Matthieu et Luc réunis, en 52 chapitres (28+24), car F(7) = 13.
- n=8 pour l'Evangile de Jean, en 21 chapitres, car F(8) = 21.
- n=11 pour l'ensemble, car F(11) = 89.
Il m'est venu que l'équation pouvait s'appliquer à l'Evangile de Jean seul, car il se distingue des 3 Synoptiques par l'importance accordée à la Cène, traitée en quelques versets par Matthieu (13), Marc (14) et Luc (32), avec pour fait essentiel l'institution de l'Eucharistie, le partage du pain et du vin.
Mais l'Eucharistie, essentielle dans le catholicisme, est absente chez Jean, lequel consacre cependant 155 versets à la Cène, 5 chapitres complets......et ce sont les chapitres 13 à 17, c'est-à-dire que considérer ce fait précis comme important mène à un partage 12-5-4 de Jean.
4, c'est 2F(3), 12, c'est 4F-(4), et 5, c'est F(5).
Aux rangs 12-5-4 correspondent dans l'alphabet actuel les lettres L-E-D; depuis quelques décennies, une led est un substantif, acronyme de light-emitting-diod, "diode émettrice de lumière". La lumière est un mot important dans la Bible, notamment chez Jean qui fait dire à Jésus "Je suis la lumière du monde" (8,12).
Alors j'ai emprunté le roman Lëd ("glace" en russe), d'autant que son auteur, par hasard, s'est trouvé mêlé à certaines de mes découvertes, ainsi "Ferey Caryl" m'a fait penser au Ferrocarril de Santa Cruz, et conduit au prodige des deux "grilles ferroviaires" contenant chacune une anagramme PRENOM NOM dans la colonne centrale, à l'insu de leurs auteurs.
Les quelques Férey que j'ai lus ne m'ont guère plu, mais Lëd (2021) m'a accroché, en sautant néanmoins quelques commentaires politiques et historiques. Ça se passe à Norilsk, la ville la plus septentrionale de Sibérie, et bien sûr en hiver, avec des températures qui peuvent descendre en-dessous de 60 °... S'il y a une ville là, c'est pour exploiter le nickel, et le nom complet de la ville est Norilsk Nickel. On est dans l'ambiance de Norferville (2024) de Thilliez, et de Terminal Grand Nord (2019) d'Isabelle Lafortune, laquelle, incidemment, a attaqué Thilliez pour plagiat.
Après avoir commencé le roman, il m'est venu en baladant qu'un prénom russe courant est Ivan, version vernaculaire de "Jean", courant au point que les Russes sont appelés les Ivans. J'ai pensé au jeu de mot "Ivan gèle" et me suis dit qu'il serait amusant qu'un personnage de Férey soit un Ivan, puisque le froid, la glace, est omniprésent dans Lëd.
Il m'avait justement voir passer ce nom, et au fil des pages le personnage le plus important de l'histoire devient le flic Boris Ivanov ("fils d'Ivan"), enquêtant sur la mort d'un Nenets éleveur de rennes, débouchant sur un scandale d'Etat...
En fait, l'Evangéliste Jean a un nom distinct en russe, où l'Evangile selon Jean estЕвангелие от Иоанна
Yevangeliye ot Ioanna, et Ivan c'est Иван.
Boris, Ivan, je me suis demandé si l'auteur n'avait pas songé à Boris Vian, alias Bison Ravi. Précisément, le Nenets est mort parce qu'on lui avait volé ses rennes, afin qu'un dignitaire moscovite puisse venir les massacrer.
Toute la région est polluée par l'extraction du nickel, menacée par ailleurs par le réchauffement climatique. La survie des rennes est en cause, ainsi que celle des Nenets qui avaient jusqu'ici réussi à conserver leurs traditions. Le bison, la disgrâce des peuples premiers, et Marie Laforêt, me font penser à la déchirante chanson de Buffy Sainte-Marie, Now that the buffalo's gone.
Après 89 pour l'ensemble des Evangiles, 21 pour celui de Jean, l'équation évangélique
4F(n+1) + 2F(n) + F(n+2) = F(n+5)
permet une ultime réduction, avec les Fibos F(1) = 1, F(0) = 0, F(2) = 2, soit
4 + 0 + 1 = 5.
Il y a une intrigue secondaire dans le roman, l'enquête de Dasha Svetlova, dite Ada, pour découvrir le mystère entourant la naissance de sa mère. Le secret, c'est que sa vraie grand-mère était une détenue du goulag qui fournissait jadis la main-d'oeuvre aux mines, et que son grand-père était un prisonnier de guerre allemand, dont n'est connu que le prénom, Peter, et le matricule, 401.
LED pour 12-5-4 l'Evangile de Jean, et 4-0-1 pour ce seul nombre particulier du roman...
Il y a une équation évangélique simplifiée, à partir des 3 Synoptiques et de Jean, s'énonçant
2F(n+1) + F(n) = F(n+3),
à laquelle il répondrait au stade ultime 2F(3) + F(2) = F(5), soit 4+1 = 5, à 4-1 correspond un mot courant russe, D-A, da...
Je ne vois rien de plus à dire de Lëd. Lorsque je l'ai emprunté à la médiathèque de Vinon, j'avais rendu le même jour un roman de Thierry Serfaty, dont je ne sais si j'avais jamais lu autre chose de lui.
Le premier chapitre de Peur (2007) se passe au zoo de Vincennes, où un homme entre dans la cage des fauves, répand du sang sur lui, et se fait déchiqueter devant les visiteurs effarés.
Ceci m'a aussitôt fait penser à Sharko (2017) de Thilliez, débutant à l'aquarium Océanopolis de Brest, où les visiteurs peuvent contempler des requins de l'autre côté d'une paroi transparente. Voici les deux premiers paragraphes :
4 + 0 + 1 = 5.
Il y a une intrigue secondaire dans le roman, l'enquête de Dasha Svetlova, dite Ada, pour découvrir le mystère entourant la naissance de sa mère. Le secret, c'est que sa vraie grand-mère était une détenue du goulag qui fournissait jadis la main-d'oeuvre aux mines, et que son grand-père était un prisonnier de guerre allemand, dont n'est connu que le prénom, Peter, et le matricule, 401.
LED pour 12-5-4 l'Evangile de Jean, et 4-0-1 pour ce seul nombre particulier du roman...
Il y a une équation évangélique simplifiée, à partir des 3 Synoptiques et de Jean, s'énonçant
2F(n+1) + F(n) = F(n+3),
à laquelle il répondrait au stade ultime 2F(3) + F(2) = F(5), soit 4+1 = 5, à 4-1 correspond un mot courant russe, D-A, da...
Je ne vois rien de plus à dire de Lëd. Lorsque je l'ai emprunté à la médiathèque de Vinon, j'avais rendu le même jour un roman de Thierry Serfaty, dont je ne sais si j'avais jamais lu autre chose de lui.
Le premier chapitre de Peur (2007) se passe au zoo de Vincennes, où un homme entre dans la cage des fauves, répand du sang sur lui, et se fait déchiqueter devant les visiteurs effarés.
Ceci m'a aussitôt fait penser à Sharko (2017) de Thilliez, débutant à l'aquarium Océanopolis de Brest, où les visiteurs peuvent contempler des requins de l'autre côté d'une paroi transparente. Voici les deux premiers paragraphes :
L’homme avait trouvé son maître sur l’échelle des prédateurs : le requin, fruit de millions d’années du travail de la nature, remarquable conclusion d’une évolution sans faille. Une machine aux multiples rangées de dents, à la silhouette aérodynamique parfaite, capable de sentir une goutte de sang diluée dans une piscine olympique. Un générateur de peur.La peur… Elle aussi, rescapée du fond des âges, gardienne de la survie des espèces. En ce moment même, elle saisissait à la gorge le jeune Lucas, ridicule petit bonhomme sous les grands ventres blanc et gris qui glissaient au-dessus de sa tête. Cette peur, c’était la première fois qu’il la ressentait avec une telle intensité, comme si de minuscules archers tendaient chacun de ses muscles pour qu’il prenne ses jambes à son cou.
Un homme pénètre alors dans le bassin, s'entaille la paume d'une main. Le sang jaillit, et les squales le déchiquettent devant les visiteurs effarés.
La brigade de Sharko est amenée à enquêter sur deux suicides similaires, un homme qui s'est jeté de la falaise d'Etretat, une femme qui a délibérément emprunté une autoroute à contresens.
Les flics de Peur relient le premier suicide à deux autres, une femme qui s'est jetée du haut d'une tour de La Défense, une autre qui a envoyé sa voiture à toute vitesse contre un mur.
Le point commun entre ces morts est un photographe, convié anonymement sur les lieux au moment exact des suicides. Son job est de prendre des photos, puis de les mettre sur un site en ligne. La narration le fait découvrir dès le premier chapitre, mais son nom ne sera connu qu'ultérieurement, Lucas Barco.
Chez Thilliez, la narration fait suivre le carnage d'Océanopolis par les yeux du jeune Lucas et de son père Philippe.
Bref, les deux romans traitent d'une mystérieuse entreprise visant à éradiquer la peur, menant à trois suicides similaires, le premier ayant pour témoin identifié un Lucas. L'intrigue est plus complexe chez Thilliez, mais la peur en est un ressort essentiel.
Si les peurs des animaux féroces et du vide sont des atavismes présents de longue date chez l'homme, la crainte des accidents de la route est plus récente, alors qu'il existe d'autres peurs ataviques, celles du feu et de l'eau par exemple.
Mes lectures m'ont fait découvrir maints cas d'étranges échos entre diverses oeuvres, et dans la plupart des cas que j'ai pu approfondir il s'est révélé que ça n'avait rien à voir avec le plagiat.
J'ai rassemblé les cas les plus marquants dans cette étude. Souvent, des coïncidences circonstancielles sont accompagnées de coïncidences onomastiques, et il y a des cas plus troublants que cette affaire Serfaty-Thilliez.
Néanmoins, les cas impliquant Thilliez se multiplient, avec au moins 5 romans, une nouvelle, et beaucoup de bizarreries. J'ai parlé ici de Deuils de miel et Syndrome [E], ailleurs de La faille, Norferville, et de la nouvelle Neige (!). Il y a encore le cas du livre La clé et la serrure dans GATACA, en lequel il est facile de reconnaître un essai de Jean-Claude Pérez, lequel s'en est indigné.
Parmi les bizarreries, je rappelle celle qui me semble la plus inexplicable. Il y a 55 chapitres dans Labyrinthes, nombre évidemment choisi parce qu'il fait partie de la suite de Fibonacci, dont 16 nombres sont cités dans le roman, dont le narrateur est le docteur Marc Fibonacci. Mais le "Thilliez" qui signe les Secrets d'auteur, réédités tels quels dans la trilogie Traskman, donne un partage fantaisiste des chapitres, menant à 61 chapitres en tout.
Les grandes maisons d'édition tiennent grâce à quelques auteurs phares, qu'elles ont souvent contribué à "fabriquer". Avant de passer au Fleuve, Thilliez avait publié huit romans très inégaux, chez trois petits éditeurs, et le Fleuve a réussi à en faire le premier dans sa catégorie, avec des premiers tirages actuellement d'environ 500.000 exemplaires.
La mécanique s'est précisée. Le nouveau Thilliez paraît désormais officiellement le premier jeudi de mai, et son nom fait vendre d'autres produits, une série TV "d'après une idée de Franck Thilliez" en 2023, un cahier de vacances en 2024, un calendrier de l'avent en 2025... La mode US de lancement d'un nouvel auteur par une recommandation d'un grand nom du genre (Coben, Ellroy, King...) a gagné la France, et Thilliez est au premier rang des louangeurs.
A ce stade, un auteur n'est souvent plus libre de ses décisions, et il n'est pas envisageable qu'un roman raté remette en cause l'investissement de l'éditeur, et ceci suggère une certaine collaboration entre auteur et équipes éditoriales. Jusqu'à quel point ?
J'ai envisagé ici qu'un "nègre", ou qu'une personne au courant d'une manipulation de cet ordre, puisse introduire dans le texte final des éléments accréditant la manipulation, comme ç'a été le cas pour la biographie de Maurice Thorez. Il me semble douteux que c'eût été le cas dès le premier Thilliez publié au Fleuve, Le syndrome [E], où le colonel Chastel utilise les procédés subliminaux d'un cinéaste canadien disparu.
Ceci offre une grande ressemblance avec La conspiration des ombres, de Theodor Roszak, où le cinéaste subliminal se nomme Castell.
C'est une question, parmi beaucoup d'autres où je n'ai aucune idée des réponses. Une essentielle touche à la correspondance entre les trois Synoptiques + l'Evangile de Jean, en 68 et 21 chapitres, et la trilogie Trasman + Norferville, en 220 et 68 chapitres (formule 2F(n+1) + F(n) vue plus haut). Il est absurde d'imaginer que ce soit intentionnel, or la correspondance terme à terme homologuerait l'Evangile de Marc à Labyrinthes, dont le narrateur est Marc Fibonacci.
Le point le plus troublant du cas Serfaty/Thilliez vu plus haut est les deux Lucas témoins du carnage initial, or Lucas est l'appellation latine de l'Evangéliste Luc.




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