21 janvier, médiathèque de Gréoux, rayon polar. Je regarde la 4e de couv' de Aucune terre n'est promise (2021, 2018 pour la parution originale Unholy Land), et je vois que le personnage principal en est Lior Tirosh, ce qui me suffit pour l'emprunter.
La découverte de ce roman de Lavie Tidhar est au moins une triple coïncidence :
- pour le prénom de l'auteur, et j'ignorais que "Lavie" puisse être un prénom (signifiant "lion" en hébreu), "la vie" m'étant une formule très significative à cause du roman de SF vu en rêve à 25 ans, 1La vie 2mortelle, souvent mentionné, encore très récemment dans ce billet portant en exergue à la vie;
- j'ignorais aussi que Lior puisse être un prénom, jusqu'au 13 octobre 2021 où, de passage à cette même médiathèque de Gréoux, je découvrais le nom du personnage principal, féminin, Lior Esterel, de Animal, de Sandrine Collette; Lior est en principe un prénom masculin, encore d'origine hébraïque, signifiant "en moi la lumière"; juste avant de partir vers Gréoux, je venais ce matin du 13 octobre de poster un billet où il était question du jeu li-or;
- Aucune terre n'est promise est publié par les éditions Mnémos dans la collection MU, dédiée aux uchronies; les lettres M-U me sont significatives par leurs rangs 13-21 dans notre alphabet, couple de nombres de Fibonacci qui m'est si important que j'y ai consacré le billet 21-13 recensant 138 cas, et j'ai négligé de le compléter depuis 3 ans.
Il y a des interférences entre ces coïncidences, car c'est un 13 octobre et un 21 janvier que j'ai découvert ces Lior à la médiathèque de Gréoux. Il n'est par ailleurs pas évident que Sandrine Collette soit une auteure de polars, et après Animal ses autres romans sont parus sous l'étiquette dite "blanche". Aucune terre n'est promise est clairement un roman de SF, classé par erreur à Gréoux comme polar, sinon j'aurais eu peu de chance de tomber dessus, ayant décroché depuis longtemps de la SF, ne comprenant plus grand-chose aux tendances actuelles.
Les lettres M et U sont les initiales des mots latins Mors et Uita, "vie" et "mort". Elles ont les rangs 12 et 20 dans l'alphabet latin, rangs des lettres L et T dans le nôtre, initiales de Lavie Tidhar ou de son double littéraire Lior Tirosh.
Son roman est basé sur un fait historique. Joseph Chamberlain avait proposé à Theodor Herzl de créer un état juif en Afrique, entre l'Ouganda et le Kenya.
Il y eut en 1904 une expédition sur place, avec une conclusion négative, mais Tidhar a choisi l'autre alternative, avec la fondation de la Palestina, capitale Ararat City.

Il est difficile de résumer ce roman complexe où la narration suit trois personnages :
- Lior Tidosh à la troisième personne, un écrivain né en Palestina. Il vivait à Berlin, mais le début du roman le voit revenir en Palestina chercher sa cousine disparue.
- Nour Al-Hussaini, à la seconde personne. C'est une universitaire syrienne, un brin espionne, spécialisée dans la littérature hébraïque, et qui est chargée par ses supérieurs de s'intéresser à Lior supposé avoir écrit une nouvelle intitulée Aucune terre n'est promise, où une femme nommée Nour enquête sur une nouvelle intitulée Aucune terre n'est promise.
Son roman est basé sur un fait historique. Joseph Chamberlain avait proposé à Theodor Herzl de créer un état juif en Afrique, entre l'Ouganda et le Kenya.
Il y eut en 1904 une expédition sur place, avec une conclusion négative, mais Tidhar a choisi l'autre alternative, avec la fondation de la Palestina, capitale Ararat City.
Il est difficile de résumer ce roman complexe où la narration suit trois personnages :
- Lior Tidosh à la troisième personne, un écrivain né en Palestina. Il vivait à Berlin, mais le début du roman le voit revenir en Palestina chercher sa cousine disparue.
- Nour Al-Hussaini, à la seconde personne. C'est une universitaire syrienne, un brin espionne, spécialisée dans la littérature hébraïque, et qui est chargée par ses supérieurs de s'intéresser à Lior supposé avoir écrit une nouvelle intitulée Aucune terre n'est promise, où une femme nommée Nour enquête sur une nouvelle intitulée Aucune terre n'est promise.
- Bloom, à la première personne. C'est un haut responsable des services de sécurité de Palestina.
J'ai été frappé par le prénom Nour, "lumière" en arabe, en écho vraisemblable à Lior, mais je doute que Tidhar connaisse le chinois li. Elle est un "tu", tandis que Lior est un "il"; le cryptogramme d'Einstein est d'abord ! il rsvb, et c'est un double renversement qui le transforme en bvsr li !, puis en yehi or !
J'ai été frappé par le prénom Nour, "lumière" en arabe, en écho vraisemblable à Lior, mais je doute que Tidhar connaisse le chinois li. Elle est un "tu", tandis que Lior est un "il"; le cryptogramme d'Einstein est d'abord ! il rsvb, et c'est un double renversement qui le transforme en bvsr li !, puis en yehi or !
La lumière a un rôle dans le roman, où les séphiroth sont une réalité scientifique :
Le soleil cogne, violemment, il ne concède aucune ombre, et pourtant, ce n’est pas le soleil de la Terre, mais un objet bien plus étranger, un œil, une radiance qui est la première lumière, la lumière de Dieu, dont les émanations frappent et façonnent les séphiroth inférieures.
Je ne vais pas tenter d'expliquer ce que peuvent être les séphiroth, auxquelles la littérature kabbalistique a consacré des milliers de pages, toujours est-il que Lior est un "glisseur", quelqu'un capable d'affecter les séphiroth, et donc de transformer la réalité.
Il y a beaucoup d'allusions dans le roman à l'histoire juive, ainsi les immigrants en Palestina ont dû affronter les tribus locales, en un perpétuel conflit auquel il est tenté de mettre fin en bâtissant un mur protecteur. A la fin du roman Lior et Bloom franchissent le mur, et se trouvent pris dans une escarmouche entre Palestiniens de Cisjordanie et tsahal, dans le "vrai monde"...
Autre coïncidence, le roman de Sandrine Collette contait la traque au Kamtchatka d'un ours par Lior, or j'avais emprunté lors de mon précédent passage Une histoire d'ours, roman de Eowin Ivey, que je n'avais pas encore lu.
C'est magnifiquement écrit, au point que j'ai cru à cette extraordinaire histoire, et pleuré lors de la mort de Birdie à la fin de la seconde partie (mais il y en a une troisième).
Pas grand-chose à en dire ici, sinon que l'exemplaire est à la cote IVE, 3 premières lettres du nom de l'auteur, IVE anagramme de VIE.
Ce billet aurait pu s'intituler L'ours ou Lavie.
J'ai opté pour L'affaire d'OR-LI, anagramme syllabique de "la lyre d'Orphée", pour diverses raisons.
Avant de regagner le "monde réel", les trois protagonistes de Aucune terre n'est promise, Lior, Nour, et Bloom, errent dans des cavernes ténébreuses pouvant faire penser au mythe d'Orphée (dont le nom viendrait du grec orphen signifiant "obscurité"). Nour meurt, et seuls Lior et Bloom passent dans le "monde réel".
Le soleil cogne, violemment, il ne concède aucune ombre, et pourtant, ce n’est pas le soleil de la Terre, mais un objet bien plus étranger, un œil, une radiance qui est la première lumière, la lumière de Dieu, dont les émanations frappent et façonnent les séphiroth inférieures.
Je ne vais pas tenter d'expliquer ce que peuvent être les séphiroth, auxquelles la littérature kabbalistique a consacré des milliers de pages, toujours est-il que Lior est un "glisseur", quelqu'un capable d'affecter les séphiroth, et donc de transformer la réalité.
Il y a beaucoup d'allusions dans le roman à l'histoire juive, ainsi les immigrants en Palestina ont dû affronter les tribus locales, en un perpétuel conflit auquel il est tenté de mettre fin en bâtissant un mur protecteur. A la fin du roman Lior et Bloom franchissent le mur, et se trouvent pris dans une escarmouche entre Palestiniens de Cisjordanie et tsahal, dans le "vrai monde"...
Autre coïncidence, le roman de Sandrine Collette contait la traque au Kamtchatka d'un ours par Lior, or j'avais emprunté lors de mon précédent passage Une histoire d'ours, roman de Eowin Ivey, que je n'avais pas encore lu.
C'est magnifiquement écrit, au point que j'ai cru à cette extraordinaire histoire, et pleuré lors de la mort de Birdie à la fin de la seconde partie (mais il y en a une troisième).
Pas grand-chose à en dire ici, sinon que l'exemplaire est à la cote IVE, 3 premières lettres du nom de l'auteur, IVE anagramme de VIE.
Ce billet aurait pu s'intituler L'ours ou Lavie.
J'ai opté pour L'affaire d'OR-LI, anagramme syllabique de "la lyre d'Orphée", pour diverses raisons.
Avant de regagner le "monde réel", les trois protagonistes de Aucune terre n'est promise, Lior, Nour, et Bloom, errent dans des cavernes ténébreuses pouvant faire penser au mythe d'Orphée (dont le nom viendrait du grec orphen signifiant "obscurité"). Nour meurt, et seuls Lior et Bloom passent dans le "monde réel".
Les premières syllabes de "lyre" et "Orphée", LI et OR.
Orpheus est l'anagramme de sérouph, "anagramme" en hébreu, ce que j'ai commenté dans divers billets.
Dans la nouvelle Une affaire en or d'Alain Calame intervient le mot hébraïque ARBE, "quatre", dont l'anagramme RA BE est le rot-13 de EN OR. Une autre anagramme est BEAR, "ours".
L'équivalent rot-13 de l'atbash OR-LI serait OR-BE, ou BE-OR. J'ai rencontré le rectangle BERO dans un roman de Jean-Marie Villemot, dont le nom contient les lettres MA VIE MORTELLE. J'en parle dans ce billet dédié
Dans ce roman Abel Brigand ont eu lieu trois événements liés à la présumée mort d'une jeune fille (qui est en fait vivante), au Bourget, à Enghien, et à Royaumont. Comme la distance Bourget-Enghien est la moitié de celle Enghien-Royaumont, l'enquêteur prévoit qu'un quatrième événement surviendra en un lieu géométriquement apparenté, hésitant notamment entre LIancourt et ORry.
Le lieu est finalement Orry, dessinant un rectangle BERO, rot-13 OREB.
D'autres cas d'acronymes sont liés à des meurtres "géométriques", et je m'avise maintenant que le cas emblématique de La mort et la boussole part de l'assassinat du rabbin Yarmolinski pour aboutir au détective Lönnrot, initiales YL (mais les acronymes complets YGAL et MYGDAEL avec les prénoms sont plus immédiatement significatifs).
LI m'est indissociable d'une fabuleuse coïncidence survenue le 13 juin 2016.
Je venais d'acheter Le secret dévoilé de Christian Doumergue, essentiellement parce que j'étais intrigué par le titre d'un chapitre, 8113, me rappelant 813, gématrie du 3e verset de la Bible, Dieu dit "Que la lumière soit", et la lumière fut. J'y jetais un oeil, au chevet de ma femme Anne endormie, et y repérais des lettres en gras dans le texte du chapitre, centré sur divers lieux sacrés irradiant d'une lumière surnaturelle, et commençais à me demander si ces lettres ne formaient pas un message, ainsi page 369:
A cet instant Anne se réveilla et me dit qu'il me faudrait regarder le livre qu'elle était en train de lire, où elle avait repéré certaines lettres accentuées ! C'était Le mystère Henri Pick de David Foenkinos. Effectivement l'anomalie était perceptible sur le paragraphe de la page 236 qu'elle me montra, où elle avait souligné un l et un i:
Il s'agissait d'un défaut d'impression, mais 5 chapitres du Secret dévoilé contenaient bien des messages cachés, le premier étant
Ma Dame adorée dans l’heure fleurie dissout les ombres ténébreuses,
évoquant a contrario la lumière...
Si LI est OR dans le roman L'équation de Dieu, où Einstein aurait codé le 3e verset biblique, la commutativité de l'atbash fait que OR est LI, or c'était sa fille Aurélie qui avait apporté Le mystère Henri Pick à Anne.
Orpheus est l'anagramme de sérouph, "anagramme" en hébreu, ce que j'ai commenté dans divers billets.
Dans la nouvelle Une affaire en or d'Alain Calame intervient le mot hébraïque ARBE, "quatre", dont l'anagramme RA BE est le rot-13 de EN OR. Une autre anagramme est BEAR, "ours".
L'équivalent rot-13 de l'atbash OR-LI serait OR-BE, ou BE-OR. J'ai rencontré le rectangle BERO dans un roman de Jean-Marie Villemot, dont le nom contient les lettres MA VIE MORTELLE. J'en parle dans ce billet dédié
à Lavie et Thanatos
alors que j'ignorais que Lavie puisse être un prénom. Dans ce roman Abel Brigand ont eu lieu trois événements liés à la présumée mort d'une jeune fille (qui est en fait vivante), au Bourget, à Enghien, et à Royaumont. Comme la distance Bourget-Enghien est la moitié de celle Enghien-Royaumont, l'enquêteur prévoit qu'un quatrième événement surviendra en un lieu géométriquement apparenté, hésitant notamment entre LIancourt et ORry.
Le lieu est finalement Orry, dessinant un rectangle BERO, rot-13 OREB.
D'autres cas d'acronymes sont liés à des meurtres "géométriques", et je m'avise maintenant que le cas emblématique de La mort et la boussole part de l'assassinat du rabbin Yarmolinski pour aboutir au détective Lönnrot, initiales YL (mais les acronymes complets YGAL et MYGDAEL avec les prénoms sont plus immédiatement significatifs).
LI m'est indissociable d'une fabuleuse coïncidence survenue le 13 juin 2016.
Je venais d'acheter Le secret dévoilé de Christian Doumergue, essentiellement parce que j'étais intrigué par le titre d'un chapitre, 8113, me rappelant 813, gématrie du 3e verset de la Bible, Dieu dit "Que la lumière soit", et la lumière fut. J'y jetais un oeil, au chevet de ma femme Anne endormie, et y repérais des lettres en gras dans le texte du chapitre, centré sur divers lieux sacrés irradiant d'une lumière surnaturelle, et commençais à me demander si ces lettres ne formaient pas un message, ainsi page 369:
A cet instant Anne se réveilla et me dit qu'il me faudrait regarder le livre qu'elle était en train de lire, où elle avait repéré certaines lettres accentuées ! C'était Le mystère Henri Pick de David Foenkinos. Effectivement l'anomalie était perceptible sur le paragraphe de la page 236 qu'elle me montra, où elle avait souligné un l et un i:
Il s'agissait d'un défaut d'impression, mais 5 chapitres du Secret dévoilé contenaient bien des messages cachés, le premier étant
Ma Dame adorée dans l’heure fleurie dissout les ombres ténébreuses,
évoquant a contrario la lumière...
Si LI est OR dans le roman L'équation de Dieu, où Einstein aurait codé le 3e verset biblique, la commutativité de l'atbash fait que OR est LI, or c'était sa fille Aurélie qui avait apporté Le mystère Henri Pick à Anne.
J'ai développé cette affaire Aurélie-"OR est LI" ici, mais voici du "tout 9", avec la découverte le 8 février d'un livre de Stéphane Allix paru en octobre dernier, La preuve.
"tout 9" car son nom se décompose en ALL IX, "tout" en anglais, "9" en chiffres romains...
C'est bien d'une preuve par IX qu'il s'agirait, car Allix déclare avoir soumis une photo d'Aurélie, jeune femme tuée le 10 octobre 2010 par son mari, à 9 personnes, 7 médiums, un voyant, et un mentaliste (Fabien Olicard, consulté pour contrôler que les pouvoirs des médiums vont bien au-delà du mentalisme), afin de voir s'il en sortirait quelque chose de significatif.
Allix ne sait au départ que très peu de choses sur le cas, afin d'écarter la possibilité d'un simple échange télépathique entre lui et les médiums. Il avait publié en 2015 Le test, une expérience analogue, mais la photo présentée à 6 médiums était celle de son père; les commentaires des médiums étaient impressionnants d'exactitude, mais touchaient à des faits évidemment connus d'Allix.
Rien de tel donc dans La preuve, où les résultats des médiums sont époustouflants. Leurs témoignages combinés permettent de reconstituer ce qu'ont été les trois derniers jours d'Aurélie, ce qu'Allix vérifiera ensuite, avec d'étonnantes précisions, comme les prénoms de deux proches d'Aurélie.
Est-ce pour autant la "preuve" de ce qu'énonce le sous-titre du livre, Les morts nous "parlent", avec des guillemets tout de même ?
Je suis réticent devant les interprétations basées sur des données parcellaires. Certes, si quelqu'un se disant en contact avec un mort rapporte des faits que seul ce mort pouvait connaître, il est tentant d'imaginer une réelle communication, mais la médiumnité n'est qu'un phénomène zarbi parmi de nombreux autres, et elle recèle de multiples aspects selon les médiums.
Dans l'optique "survie de l'âme", il y a encore l'hypothèse de la réincarnation, avec notamment l'exemple du petit James Leininger, né en 1998, supposé être la réincarnation de James Huston, aviateur abattu à Iwo Jima le 3 mars 1945. Alors qu'il ne savait pas lire, le petit James a pu donner quantité de détails sur l'aviation et sa supposée précédente incarnation.
Si on généralise l'idée, n'est-elle pas incompatible avec la médiumnité ?
Stéphane Allix se dit convaincu que les médiums communiquent effectivement avec les morts, qui ne seraient donc pas "morts", mais il a eu aussi une expérience de réincarnation contée dans Quand j'étais quelqu'un d'autre, un livre fascinant.
Il y a beaucoup de livres sur les "exploits" des médiums, mais Le test et La preuve sont particuliers en ce qu'ils confrontent plusieurs médiums aux mêmes demandes, et aussi en ce que les médiums y témoignent de leur expérience médiumnique, comment ils en sont venus à être médiums, et comment ils voient "l'autre monde", avec de multiples divergences dans leurs témoignages.
Les réflexions de Stéphane Allix sur le sujet ne manquent pas d'intérêt non plus. Les perceptions ressenties par les médiums sont rarement limpides, et une part de leur interprétation est pour lui nécessairement subjective.
Jung relate dans Ma vie... plusieurs cas zarbis qu'il a vécus, dont la fabuleuse histoire du voisin mort qui lui fait visiter sa bibliothèque, rappelée récemment ici. Il n'en déduit rien, sinon que "ça donne à penser"...
Jung a développé le concept d'inconscient collectif, ou Soi, ou Unus Mundus, réalité supérieure où tout serait présent, tout ce qu'ont vécu et pensé tous les êtres de tous les mondes et de tous les temps... Certaines personnes pourraient avoir un accès privilégié à ce Soi, et tenter de le rationaliser en s'imaginant par exemple communiquer avec les morts.
J'ai tendance à préférer l'interprétation jungienne au dialogue avec les morts, mais ma seule certitude est que la rationalité usuelle est loin de rendre compte de tous les phénomènes, et ceci parce que j'ai vécu plusieurs événements "impossibles" selon les critères usuels.
La théorie jungienne prend aussi en compte les coïncidences, et il y en a dans cette affaire d'Aurélie.
J'ai découvert La preuve peu après avoir remarqué Lior Tidosh dans le roman de Lavie Tidhar, et avoir envisagé d'y consacrer un billet. Incidemment, un personnage de Aucune terre n'est promise est une supérieure de Nour, une vieille femme qui n'est connue que par le surnom la Méduse (en français dans le texte original). Une méduse très commune est l'aurélie, affichant une jolie symétrie quaternaire.
Aurélie est morte le 10 octobre 2010, soit le 10/10/10, or je mentionnais dans le précédent billet que cette date m'avait conduit à écrire 10 poèmes de 10x10 lettres, où chaque série de 10 lettres était ESARTULINO, les 10 lettres les plus fréquentes en français.
L'entreprise n'était possible qu'à condition de trouver une anagramme de ces lettres répondant aux contraintes que j'envisageais, et j'avais été ravi de trouver SON LIEU, RAT, car une définition de l'oulipien assez courante est : L'oulipien est un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir.
Je ne reviens pas sur les coïncidences déjà étudiées. Une nouvelle est que les mots significatifs sont LIEU-RAT, anagramme AURELIT. Une autre est que la contrainte définit un atbash sur cet alphabet réduit à 10 lettres, à partir de la formule initiale, où donc SON se transforme en TAR, et LIEU en UEIL, ou encore LI en UE. Je rappelle que dans l'alphabet de 26 lettres, LI, lumière chinoise, se transforme en OR, lumière hébraïque.
Je suis obnubilé par les dates répétitives depuis longtemps, bien avant la découverte du 4/4/44 jungien. Après les 10 dizains du 10/10/10, le 11/11/11 m'a inspiré une série de 11 onzains. Je n'ai écrit qu'un seul douzain le 12/12/12, mais ma curiosité m'a conduit à découvrir que le 4/4/44 (midi) était exactement à mi-chemin entre la naissance de Jung, le 26/7/1875 (20 h) et le 12/12/2012 (4 h).
J'ai acheté La preuve le 7 février, en même temps que L'ADN du chaos, d'Elena Sender, dont je n'avais rien lu jusqu'ici. J'ai jadis fait des études de biochimie, ce qui m'a amené à douter fortement du Monod-théisme d'alors : l'émergence de la vie relevait d'un tel hasard qu'elle n'avait pu se produire qu'une fois, et que la Terre abritait nécessairement la seule vie de l'univers entier.
Ce qui m'avait conduit à choisir un 3e cycle en chimie pure, ce qui fit progresser mes doutes : les chercheurs écartaient les résultats dérangeants pour ne considérer que ce qui était en accord avec les dogmes en cours... Fin de ma carrière scientifique, mais j'ai continué à me tenir au courant des avancées en biologie moléculaire.
L'ADN du chaos, paru début février, est déjà en résonance avec l'actualité, car c'est en partie une enquête dans les milieux fachos de Lyon, où les bagarres avec les gauchos entraîneront la mort d'un militant nationaliste le 14 février.
J'ai commence le thriller après avoir lu La preuve, et tiqué en découvrant qu'un des principaux personnages se prénommait Aurélien. Le lendemain je trouvais qu'un personnage assez secondaire se prénommait Lior. Je suis certain de n'avoir rencontré le prénom Lior qu'une fois depuis octobre 2021 (la chasseuse d'ours Lior Esterel dans Animal), le "glisseur" Lior Tirosh en janvier dernier. Avant 2021, je pense que j'aurais réagi, depuis que je connais le cryptogramme attribué à Einstein.
Return to Sender. Son personnage principal est Hannah Kaufmann, 40 ans, détective privée à Paris. Son cousin Edouard est un des fondateurs de la société MyStory, commercialisant des analyses d'ADN afin de fournir à ses clients, grâce à ses millions d'échantillons, des possibilités de contacter ceux qui leur sont génétiquement liés.
Edouard offre des tests gratuits à sa famille, et Hannah découvre ainsi que celui qu'elle croyait être son père ne l'est pas, et qu'elle a pour demi-frère Aurélien, lyonnais, fils de Philippe Mansard, créateur du Renouveau Français, un parti à droite du RN... Hasard, Aurélien a trouvé le moyen de pirater la base de données de MyStory, et ceci lui permet de faire une propagande ciblée si efficace que le candidat du RF est élu maire de Lyon dès le premier tour (heureusement on ne nous dit pas comment). Il prépare une stratégie pour les présidentielles de 2027.
Aurélien a un fils, malade, dont le seul espoir de guérison est une greffe de cellules souches. Le seul donneur compatible est sa demi-soeur Hannah, mais le grand-père Philippe refuse l'apport de sang juif dans sa progéniture, du coup Aurélien rompt les ponts avec lui et le RF et déclare se consacrer maintenant entièrement à faire perdre ses candidats.
Je passe sur pas mal de péripéties, dont l'agression à Lyon de Philippe Mansard par Hannah, laquelle pense l'avoir tué, et va se dénoncer à la police.
Lior est l'un des quatre fondateurs de MyStory, Mike à New York, Edouard à Paris, Lynn à Toronto, et Lior à Tel-Aviv. Il ne dit quelques mots qu'au chapitre 43.
Ils ne sont connus que par ces prénoms, dont la somme gématrique est un carré, 225, carré de 15. C'est un nombre que je connais, car son partage doré est 86-139, avec 86 correspondant à
CARL JUNG = 34 52, et 139 à
ARMIN HAEMMERLI = 55 84; c'est le frère de Theodor Haemmerli, frère auquel Jung a communiqué en 1955 la curiosité du 4/4/44.
Je crois n'avoir pas remarqué jusqu'ici que OR et LI sont les dernières syllabes de theodOR et HaemmerLI.
Edouard offre des tests gratuits à sa famille, et Hannah découvre ainsi que celui qu'elle croyait être son père ne l'est pas, et qu'elle a pour demi-frère Aurélien, lyonnais, fils de Philippe Mansard, créateur du Renouveau Français, un parti à droite du RN... Hasard, Aurélien a trouvé le moyen de pirater la base de données de MyStory, et ceci lui permet de faire une propagande ciblée si efficace que le candidat du RF est élu maire de Lyon dès le premier tour (heureusement on ne nous dit pas comment). Il prépare une stratégie pour les présidentielles de 2027.
Aurélien a un fils, malade, dont le seul espoir de guérison est une greffe de cellules souches. Le seul donneur compatible est sa demi-soeur Hannah, mais le grand-père Philippe refuse l'apport de sang juif dans sa progéniture, du coup Aurélien rompt les ponts avec lui et le RF et déclare se consacrer maintenant entièrement à faire perdre ses candidats.
Je passe sur pas mal de péripéties, dont l'agression à Lyon de Philippe Mansard par Hannah, laquelle pense l'avoir tué, et va se dénoncer à la police.
Lior est l'un des quatre fondateurs de MyStory, Mike à New York, Edouard à Paris, Lynn à Toronto, et Lior à Tel-Aviv. Il ne dit quelques mots qu'au chapitre 43.
Ils ne sont connus que par ces prénoms, dont la somme gématrique est un carré, 225, carré de 15. C'est un nombre que je connais, car son partage doré est 86-139, avec 86 correspondant à
CARL JUNG = 34 52, et 139 à
ARMIN HAEMMERLI = 55 84; c'est le frère de Theodor Haemmerli, frère auquel Jung a communiqué en 1955 la curiosité du 4/4/44.
Je crois n'avoir pas remarqué jusqu'ici que OR et LI sont les dernières syllabes de theodOR et HaemmerLI.
L'ADN du chaos compte 139 chapitres numérotés (plus prologue et épilogue).
Stéphane Allix a choisi de faire paraître La preuve le 10 octobre dernier, exactement 15 ans après la mort d'Aurélie le 10/10/10.
10-15, c'est cette fois en rapport avec mon antépénultième billet, où j'étudiais particulièrement les diptyques 10 à 15 du Clavier bien tempéré (je signale qu'il y a eu des ajouts depuis janvier).
Je reliais cela à une de mes plus belles découvertes bachienne, une parfaite architecture dorée des tonalités BACH dans le Clavier bien tempéré, totalisant 1642 mesures, avec diverses répartitions idéales en 1015-627.
Le 10 février, j'ai revu l'épisode final de la série Monk, où Monk trouve enfin celui qui a commandité l'assassinat de sa femme, le juge Rickover, lequel tente de tuer Monk, et y réussit presque, mais il y a un ultime retournement et Rickover meurt tandis que Monk guérit.
Monk, déjà atteint par un empoisonnement lent, rencontre Rickover au tribunal et l'accuse, ce qui entraîne une suspension de séance jusqu'à 10 h 15, ce que je n'avais pas remarqué jusqu'alors, or Monk s'effondre au cours de la confrontation, et le plan suivant le montre dans un lit d'hôpital, chambre 627, trois minutes après la mention de 10 h 15.
J'avais repéré ce 627, peut-être allusion à JJ Abrams, personnalité hollywoodienne, né un 27 juin (6/27 à l'américaine), et utilisant volontiers ce nombre dans ses productions.
Une nouvelle remarque est que c'est au temps 12:54 de l'épisode qu'apparaît, pendant 2 secondes, ce nombre 627. 1254 c'est deux fois 627, et le premier pas dans l'harmonie bachienne est la mise en rapport des 1254 mesures des tonalités bachBH avec les 388 mesures des tonalités AC.
Je rappelle que j'avais rapproché cet échange Monk-Rickover du cas Jung-Haemmerli, car Rickover était interprété par Craig T. Nelson, né le 4/4/44. Son T. est pour Theodore.
Le rapport OR/LI (= 33/21 = 11/7) m'a rappelé aussi le Clavier bien tempéré, où les tonalités B-a-c-h totalisent 1122 mesures dans le second cahier, 714 dans le premier, rapport 1122/714 se simplifiant aussi en 11/7.
Je n'ai pas trouvé où caser plus haut que le nom Olicard du mentaliste consulté par Allix permet l'anagramme "OR, c-à-d LI".
Je me suis renseigné sur les autres livres de Lavie Tidhar, et ai flashé sur une autre uchronie, Quand un homme rêve (2017). Les communistes ont gagné les élections allemandes en 1933. Certains leaders nazis ont retourné leurs vestes, d'autres ont émigré, essentiellement en Angleterre où le parti fasciste d'Oswald Mosley est sur le point d'accéder au pouvoir.
Il fallait être juif pour oser prendre comme héros Hitler devenu détective privé à Londres... Il n'a rien de sympa tout de même, mais je me souviens avoir lu que de "bons Américains" appréciaient Apocalypse Now sans en avoir perçu l'aspect satirique.
Il y a plein d'étranges péripéties, qui voient notamment Hitler être circoncis, et finalement s'embarquer sur l'Exodus en direction de la Terre Sainte, en compagnie d'un leader sioniste nommé Morhaim.
Ce nom associe les mots hébraïques mor et hayim, "myrrhe" et "vie", et je peux y entendre "mort-vie"...
Monk, déjà atteint par un empoisonnement lent, rencontre Rickover au tribunal et l'accuse, ce qui entraîne une suspension de séance jusqu'à 10 h 15, ce que je n'avais pas remarqué jusqu'alors, or Monk s'effondre au cours de la confrontation, et le plan suivant le montre dans un lit d'hôpital, chambre 627, trois minutes après la mention de 10 h 15.
J'avais repéré ce 627, peut-être allusion à JJ Abrams, personnalité hollywoodienne, né un 27 juin (6/27 à l'américaine), et utilisant volontiers ce nombre dans ses productions.
Une nouvelle remarque est que c'est au temps 12:54 de l'épisode qu'apparaît, pendant 2 secondes, ce nombre 627. 1254 c'est deux fois 627, et le premier pas dans l'harmonie bachienne est la mise en rapport des 1254 mesures des tonalités bachBH avec les 388 mesures des tonalités AC.
Je rappelle que j'avais rapproché cet échange Monk-Rickover du cas Jung-Haemmerli, car Rickover était interprété par Craig T. Nelson, né le 4/4/44. Son T. est pour Theodore.
Le rapport OR/LI (= 33/21 = 11/7) m'a rappelé aussi le Clavier bien tempéré, où les tonalités B-a-c-h totalisent 1122 mesures dans le second cahier, 714 dans le premier, rapport 1122/714 se simplifiant aussi en 11/7.
Je n'ai pas trouvé où caser plus haut que le nom Olicard du mentaliste consulté par Allix permet l'anagramme "OR, c-à-d LI".
Je me suis renseigné sur les autres livres de Lavie Tidhar, et ai flashé sur une autre uchronie, Quand un homme rêve (2017). Les communistes ont gagné les élections allemandes en 1933. Certains leaders nazis ont retourné leurs vestes, d'autres ont émigré, essentiellement en Angleterre où le parti fasciste d'Oswald Mosley est sur le point d'accéder au pouvoir.
Il fallait être juif pour oser prendre comme héros Hitler devenu détective privé à Londres... Il n'a rien de sympa tout de même, mais je me souviens avoir lu que de "bons Américains" appréciaient Apocalypse Now sans en avoir perçu l'aspect satirique.
Il y a plein d'étranges péripéties, qui voient notamment Hitler être circoncis, et finalement s'embarquer sur l'Exodus en direction de la Terre Sainte, en compagnie d'un leader sioniste nommé Morhaim.
Ce nom associe les mots hébraïques mor et hayim, "myrrhe" et "vie", et je peux y entendre "mort-vie"...
Un écho avec L'ADN du chaos, où la mère d'Hannah est tombée amoureuse du facho Philippe parce qu'il ressemblait à Paul Newman dans Exodus.
La recherche Lavie Tidhar m'a fait découvrir Rémi Lavie, auteur de polars se passant à Limoges. Ce n'est vraiment pas recommandable, et de multiples coquilles montrent que personne n'a relu ces livres avant publication.
Toujours est-il que deux des polars de Lavie ont "mort" dans leurs titres, L'implacable mort et La mort a ses raisons, dont voici la dernière phrase :
Tragique, arrogante et insolemment extraordinaire, la mort avait gagné.
Thilliez aurait plutôt écrit :
Et, Tragique, L'Arrogante Mort Avait Gagné, Insolemment Extraordinaire.
Pour terminer sur quelque chose de positif, je voudrais revenir sur un auteur éminent, Laurent Kasprowicz, dont j'ai déjà parlé pour Phénomènes, étude de divers phénomènes psi.
Il y a des chercheurs tels Stéphane Allix, qui expliquent les phénomènes zarbis selon leurs propres désirs, il y a de faux sceptiques, qui rejettent en bloc tout ce qui n'a pas place dans leur monde, et il y a les vrais sceptiques, tel Laurent, qui acceptent la réalité dans toute sa complexité.
Je me classe aussi dans cette catégorie. Parmi les curiosités que j'ai vécues, il y en a une particulièrement impossible, la réception pendant l'hiver 1972 d'un coup de fil anodin d'une amie, ce qui m'avait paru tout à fait normal dans un premier temps. Mais il y avait un petit problème temporel qui m'avait fait l'interroger, et elle ne m'avait pas appelé...
Ceci m'avait profondément perturbé. J'étais alors ouvert aux phénomènes psi, mais ceci ne ressemblait à rien de connu. Il m'a fallu attendre plus de 50 ans pour découvrir que d'autres cas existaient, rares mais suffisamment nombreux pour avoir suscité des études aux USA, en Angleterre, et en France par Laurent qui avait lui-même reçu des appels curieux en 2015.
Après le chapitre dédié au sujet dans Phénomènes, il y a consacré un livre entier, Des coups de fil de l'au-delà ?, où des cas des plus étranges apparaissent. Laurent a des preuves de la réalité de plusieurs d'entre eux.
La recherche Lavie Tidhar m'a fait découvrir Rémi Lavie, auteur de polars se passant à Limoges. Ce n'est vraiment pas recommandable, et de multiples coquilles montrent que personne n'a relu ces livres avant publication.
Toujours est-il que deux des polars de Lavie ont "mort" dans leurs titres, L'implacable mort et La mort a ses raisons, dont voici la dernière phrase :
Tragique, arrogante et insolemment extraordinaire, la mort avait gagné.
Thilliez aurait plutôt écrit :
Et, Tragique, L'Arrogante Mort Avait Gagné, Insolemment Extraordinaire.
Pour terminer sur quelque chose de positif, je voudrais revenir sur un auteur éminent, Laurent Kasprowicz, dont j'ai déjà parlé pour Phénomènes, étude de divers phénomènes psi.
Il y a des chercheurs tels Stéphane Allix, qui expliquent les phénomènes zarbis selon leurs propres désirs, il y a de faux sceptiques, qui rejettent en bloc tout ce qui n'a pas place dans leur monde, et il y a les vrais sceptiques, tel Laurent, qui acceptent la réalité dans toute sa complexité.
Je me classe aussi dans cette catégorie. Parmi les curiosités que j'ai vécues, il y en a une particulièrement impossible, la réception pendant l'hiver 1972 d'un coup de fil anodin d'une amie, ce qui m'avait paru tout à fait normal dans un premier temps. Mais il y avait un petit problème temporel qui m'avait fait l'interroger, et elle ne m'avait pas appelé...
Ceci m'avait profondément perturbé. J'étais alors ouvert aux phénomènes psi, mais ceci ne ressemblait à rien de connu. Il m'a fallu attendre plus de 50 ans pour découvrir que d'autres cas existaient, rares mais suffisamment nombreux pour avoir suscité des études aux USA, en Angleterre, et en France par Laurent qui avait lui-même reçu des appels curieux en 2015.
Après le chapitre dédié au sujet dans Phénomènes, il y a consacré un livre entier, Des coups de fil de l'au-delà ?, où des cas des plus étranges apparaissent. Laurent a des preuves de la réalité de plusieurs d'entre eux.


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